Lire n'est plus aussi facile qu'il y a quelques décennies. Autrefois, on avait plus de temps. Puis sont arrivés les téléphones portables, les SMS et le jeu Worms. Le temps consacré à la lecture a diminué. Le smartphone a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. J'ai le monde entier dans ma poche en permanence : Facebook, Twitter et Netflix. Je n'ai plus le temps de lire. Je dois constamment mettre à jour mes réseaux sociaux avec ce que j'ai mangé, regardé ou écouté. Ma concentration est aussi faible que celle d'un hamster. Inutile d'essayer de lire Moby Dick, autant regarder des vidéos de chats.
Bien sûr, il est important de rappeler qu'une personne les yeux rivés sur son smartphone n'est pas forcément connectée aux réseaux sociaux. Elle lit de plus en plus de livres numériques ou de journaux. L'emprunt de livres numériques, qu'ils soient textuels ou audio, est en constante augmentation. Les services de streaming de livres audio payants connaissent une popularité grandissante.
Cet automne, je compte bien lire beaucoup. Je compte bien m'y remettre. Je commencerai par le roman policier de Niko Rantsi, Sinun pohleitasi vuodatetu. J'en suis déjà à la moitié. Rantsi s'inscrit dans la lignée de Matti Yrjänä Joensuu, qui consiste à décrire le travail ordinaire de la police. Pas de terroristes, pas de complots internationaux, juste la routine quotidienne et les problèmes de la vie familiale.
Ensuite, je lis le dernier roman de Leena Lehtolainen mettant en scène Maria Kallio, Jälkikaiku. Ou plutôt, je l'écoute. Mon trajet pour aller au travail est long et Maria Kallio m'a accompagnée des dizaines de fois. Parfois, en rentrant le soir, je reste assise un moment dans la voiture, tellement l'histoire est palpitante. Les personnages de ces romans sont comme de bons amis pour moi. L'important, c'est de savoir ce que font mes amis, pas forcément qu'il se passe quoi que ce soit dans l'histoire.
Je compte aussi lire le roman autobiographique de Tuomas Kyrö, Le Voleur de machine à écrire. Il m'attend déjà par terre, à côté de mon lit. Il y a plein d'autres livres qui m'attendent, notamment le livre du club de lecture de la semaine prochaine, Kun päätää maan d'Anna Lihammer. Lire ce livre, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Le problème, c'est que dès qu'on est « obligé » de lire un livre, la lecture devient une corvée, voire une compulsion.
J'attends avec impatience le nouveau livre de Ville Kaarnakari, Opération Gambitti. Ce thriller de guerre s'attarde cette fois sur la fusillade et raconte comment les choses se sont réellement passées. Ou plutôt, comment elles se sont passées dans la réalité parallèle créée par Kaarnakari. Je compte également lire le recueil d'entretiens de Juice Leskinen, Mémoires complets, tome II, même si la première partie s'est avérée difficile à lire en raison du format interview. Ces ouvrages sont néanmoins intéressants d'un point de vue culturel et historique, et apportent un éclairage nouveau sur la personnalité complexe de Leskinen.
Dans un moment de faiblesse, j'ai promis de donner des conseils aux collégiens, de la 7e à la 9e année. C'est pourquoi je vais lire les livres « Brosse-toi les dents avant d'embrasser », « Le Serment des douze », « La Malédiction des mille » et « Le Livre des morts » – Retour à l'Uhriniituntakaisen. Les auteurs sont Satu Kivinen, Raili Mikkanen, Siiri Enoranta et Magdaleena Hai. En parallèle, pour varier les plaisirs, je leur propose aussi « Ça » de Stephen King, « La Sorcière » de Marko Lamberg et « Le Garçon imaginaire » d'Henrikka Rönkkönen. Et une autre surprise. C'est un projet stimulant, je n'ai donné de conseils qu'à des adultes jusqu'à présent. Je vais y arriver aussi.
Oui, ce Moby Dick-là. J'ai choisi ce classique d'Herman Melville comme projet de vacances d'été. Le livre est bon. Drôle aussi. Cependant, lorsque le narrateur s'est mis à divaguer sur différentes espèces de baleines, une vision assez éloignée des idées reçues, pendant une page ou deux, mon enthousiasme a commencé à faiblir. Mais je me suis ressaisi et j'ai continué ma lecture de bonne humeur. Le livre n'est toujours pas terminé, car je devais absolument publier sur Facebook que j'avais presque fini Moby Dick.
mika.
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